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Nature et culture en osmose

jeudi 18 juillet 2013, par Journal de la Corse

Parc Galea de Folelli

Nature et culture en osmose

Ce jour-là la reine de Galea était l’huile d’olive de Corse. La vraie. L’authentique. Celle garantie par le label AOP (ex AOC).

Une conférence dans la salle de cinéma du parc pour conter l’oléiculture insulaire. Un éclairage sur la filière AOP huile d’olive de Corse – oliu di Corsica – à destination de consommateurs qui doivent de plus en plus être avertis. Une dégustation à l’aveugle pour passer de la théorie à la pratique et se repérer dans la gamme des saveurs. Une journée consacrée à une production agricole insulaire et à sa transformation dans les règles de l’art, ainsi qu’aux variétés de ses fruits. Une initiative s’intégrant dans l’exposition star que le Parce Galea présente cette année sur « Les arbres nourriciers de la Corse » dont l’olivier et le châtaignier qui ont modelé l’espace corse et imprégner son histoire.

A la sortie sud de Folelli le Parc Galea est un écrin paysager d’une douceur bucolique. L’endroit évoque le charme de la poésie de Virgile et les mystères des récits mythologiques d’Ovide. Le lieu est invitation à la flânerie et une constante incitation à apprendre en humant et en regardant, en s’arrêtant pour une pause et en relançant le pas. En contrebas le Fium’Altu si important dans l’économie de la microrégion durant l’Antiquité parce que par son embouchure débarquaient des marchandises des autres littoraux – proches ou lointains – de la Méditerranée, et parce que là s’exportaient les produits de l’île. Le Parc c’est une série de pavillons d’expositions abordant des thématiques très diverses. On peut ainsi voguer des Étrusques aux Phéniciens, des Grecs aux grandes batailles navales avec en parallèle cette piraterie qui fut longtemps si lourde et qui laissa partout, sur les rivages méditerranéens, tant de souvenirs amers. On peut faire aussi une incursion dans l’ethnographie de l’île, dans sa faune, dans sa flore avec animaux et plantes endémiques, dans ses pratiques magico-religieuses, dans ses chants polyphoniques, dans son patrimoine bâti. On peut encore s’immerger dans la Corse sous-marine ou prendre le large direction la mer d’Arabie, l’Asie, Madagascar, grâce à des carnets de voyage rassemblés dans le pavillon « Galeria ».

A remarquer la clarté des commentaires qui accompagnent le visuel (photos, dessins, reconstitutions), le tout résultant d’une scénographie intelligente et attractive. Attardezvous sur la foule des cactus aux formes intrigantes ou délirantes et sur ces plantes aromatiques aux senteurs légères ou prégnantes. Le site est magnifique et accueille à bras ouverts petits et grands.

• Michèle Acquaviva-Pache

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